ASSEMBLEE
GENERALE DE LA FIODS
QUEBEC
Le
Président Martin Manceneido Fuertes
ouvre la séance en présentant les Membres du Comité Exécutif de la tribune :
-
Ezzedine,
Mikkelsen, Ferrua (le trésorier
général étant absent)
puis
les Délégués Continentaux :
-
P.Colamartino, M.Tedesco,
F.Belouafi, G. Lorrain, et sollicite la présence, à ses côtés, de L.Petro
(Québec)
Puis,
il demande une minute de silence à la mémoire des donneurs de sang bénévoles
qui nous ont malheureusement quittés.
N.Mikkelsen,
Secrétaire Général, fait ensuite l’appel des délégations présentes à
l’Assemblée Générale, soit 18 pays membres :
·
L'Algérie donne pouvoir à la Tunisie
·
L'Argentine donne pouvoir à l’Espagne
·
L'Estonie donne pouvoir au Danemark
·
L'Islande donne pouvoir à la Suisse
·
La Libye donne pouvoir à la Tunisie
·
La Lituanie donne pouvoir au Danemark
·
La Mauritanie donne pouvoir au Maroc
·
Les Pays-Bas donne pouvoir à la Suisse
·
La République Dominicaine donne pouvoir à l’Espagne
Soit
9 pays ayant donné effectivement pouvoirs.
Ainsi
donc, le nombre total des votants s’élève à 27 pays, chacun d’eux ayant
droit à 4 voix. (Représentation : Article VI des statuts)
Le
quorum étant atteint, l’Assemblée Générale peut donc normalement délibérer.
Le
président Martin Manceneido Fuertes
signale la présence de représentants de la Belgique et de l’Allemagne qui
assisteront aux travaux mais ne pourront pas voter car ces deux pays ne sont pas
membres de la FIODS.
Il
donne ensuite lecture des points de l’ordre du jour en précisant qu’il sera
d’abord débattu du point 8 (paragraphes B, C, D et E). La majorité des délégués
présents refusent l’inversion de l’ordre du jour qui doit être respecté.
Le
président maintient, envers et contre tous, sa position, prétextant que les
propositions faites, d’abord à Genève, ensuite à Ibiza, sur la révision
des statuts et sur la prorogation d’une année supplémentaire des Membres du
Comité Exécutif, conditionnent la suite et le déroulement de l’ordre du
jour.
Faisant
réponse à la réprobation de plusieurs délégations lui rappelant que les
rencontres de Genève et d’Ibiza n’avaient pour but que de faire des
propositions, le Président insiste en indiquant que plusieurs pays étaient présents
à Genève (Danemark, Malte, Luxembourg, Pays-bas,
Suisse, France, Italie) tandis qu’à Ibiza il y avait, en plus de quelques
pays européens, le Maroc et la Tunisie.
Les
statuts actuels datant de 9 ans, il faut les réviser pour les inscrire dans la
modernité et le progressisme : les choses changent, les statuts doivent également
changer ; les limites d’âges doivent être adaptées ;
l’introduction de structures “jeunes” est essentielle à la survie de la
FIODS.
Il
faut se pencher aussi sur les moyens financiers de la FIODS qui sont faibles :
il faut donc un projet d’autonomie financière mais aussi administrative.
Donc,
l’année de transition est très importante pour la FIODS car elle permettra
d’assurer son avenir.
Le
Président indique qu’il n’a aucune ambition personnelle mais qu’il a tout
de même la responsabilité d’assurer l’avenir de notre Mouvement
International.
Pour
la France, le Président J.Coll demande
l’application stricte des statuts actuels et réfute les arguments avancés
par le Président de la FIODS. Il indique que la France ne s’associera pas à
la proposition qui est faite.
Les
donneurs de sang que nous représentons ont une éthique qu’il faut respecter
et faire respecter. Agissons de la même manière pour l’éthique des statuts.
Le
Président de la FIODS reconnaît à chacun le droit d’avoir un avis différent
du sien.
Le
Secrétaire Général, N.Mikkelsen,
rappelle qu’il a envoyé l’ordre du jour le 21 janvier 2002 après qu’il
ait reçu l’approbation unanime de tous les Membres du Comité Exécutif. Il
n’y a donc aucune raison de revenir sur l’avis émis par celui-ci.
L’Assemblée
Générale doit donc travailler suivant cet ordre du jour.
Le
Blanc
P. (Québec) est tout à fait d’accord avec cette position et demande donc le
strict respect de l’ordre du jour proposé par le Conseil Exécutif, instance
dirigeante.
Le
Président de la FIODS remercie l’intervenant, mais s’empresse de revenir
sur les accords intervenus à Genève puis à Ibiza.
Pour
N.Mikkelsen, chacun des pays
membres présents a été mandaté par ses associations pour faire les
interventions nécessaires en fonction de l’ordre du jour qu’elles ont reçu
et qu’il faut respecter.
Nous
ne sommes donc pas mandaté
pour faire n’importe quoi, et nous devons respecter strictement les Statuts.
Pour les changer, il faut présenter une proposition formelle - et après, le
Secrétaire Général doit convoquer une Assemblée Générale Extraordinaire.
Le
Président de la FIODS maintient la tenue de l’Assemblée Générale Ordinaire
qui est ce qu’elle est, mais nous manquerions de logique si nous refusons de
reconnaître et de respecter les accords de Genève et d’Ibiza.
Pour
le Portugal, D.Guerra Maneta, précise
que les statuts de la FIODS n’ont jamais été déposés à Monaco, siège de
notre Mouvement. Donc, chacun des pays doit voter en fonction de ses intentions.
Agassoussi
Ch. (Bénin) rappelle à la sagesse le Président de la FIODS, en lui demandant
de respecter l’ordre du jour établi et accepté
par les membres du Comité Exécutif.
N.MIKKELSEN
invite les autres pays à se manifester, afin de connaître leurs intentions.
Le
Président de la FIODS appelle aussitôt au vote.
F.Ferrua
(France) déclare solennellement que la France n’acceptera en aucune manière
ce passage en force décidé par le seul Président et décidera, le cas échéant,
de se mettre en congé de la FIODS.
Madame
E.Vonsteffens (Suisse) refuse la
scission qui mettrait à mal le Don Bénévole et risquerait de favoriser les
instigateurs du Don rémunéré.
Après
la décision initiale du Président de ne pas suivre l’ordre du jour, celui-ci
décide de laisser cette question à la réflexion et de passer directement au
point 2.
Accord
lui est donné par les membres présents.
2.
Rapport d’activités (N.Mikkelsen)
Le
rapport très complet présenté par le Secrétaire Général est adopté à
l’unanimité des Membres présents.
3.
Rapport moral du Président (M.
Manceneido Fuertes)
Après
lecture de ce rapport, la France indique qu’elle votera contre au motif du
maintien du paragraphe V qui inclue la prorogation. Le rapport est adopté,
seule la France étant contre.
4.
Rapport financier
En
l’absence du Trésorier Général, malade, il incombe au Secrétaire Général
de donner communication des résultats de l’exercice.
N.MIKKELSEN
fait néanmoins remarquer que les chiffres présentés ne prennent pas en compte
la totalité des opérations de l’exercice en raison de l’absence, pour
cause de maladie, du Trésorier Général qui n’a pu, de ce fait, procéder à
l’écriture de celles-ci (régularisation des cotisations).
Après
la présentation et la lecture des tableaux, le représentant du Québec
remarque le non-paiement des cotisations de certains pays et en demande la
raison.
N.MIKKELSEN
explique le manque de moyens financiers de certains pays que nous nous devons,
malgré tout, aider.
Il
fait également remarquer les paiements intermédiaires faits par des pays qui
doivent être relancés par le Trésorier Général, dès que ce dernier ira
mieux.
Toutefois,
si certains de ces pays présents à cette Assemblée Générale veulent solder
leurs cotisations, aujourd’hui, ils peuvent le faire, cela évitera aussi les
frais bancaires perçus lors des transactions.
Agassoussi
C. (Bénin) réclame, une fois encore, les reçus correspondant aux versements
effectués,
même si ceux-ci sont réalisés par virement. Ces pièces justificatives sont
indispensables à la comptabilité du Trésorier.
Par
ailleurs, il demande des explications sur le montant élevé des charges de la
FIODS. Il estime que seulement 50% des frais de missions, réceptions et déplacements
devraient être pris en charge par le budget de la FIODS, les autres 50% restant
à la charge du voyageur.
N.MIKKELSEN
tient à préciser que ce sont des charges qui sont imputables au Secrétaire Général,
mais pour ce qui concerne ses déplacements, ils sont toujours fait au moindre dépense
possible. Cependant, les frais inhérents aux travaux de bureau ne sont pas sans
incidences sur le budget, de même les traductions qui mobilisent des frais
financiers importants.
Le
Président de la FIODS indique que certains frais de déplacements ne sont pas répercutés
sur la FIODS.
5.
Bilan annuel
Il
est bien évident que le manque de moyens financiers hypothèque le niveau
d’interventions qu’une association telle que la FIODS devrait être en
capacité de pouvoir faire.
Une
des voies à rechercher pourrait être le sponsoring qui, pratiquée dans
certains pays, donne d’excellentes rentrées financières.
J-G.Lorrain
(Québec) suggère de baser, à titre exploratoire, la cotisation sur la
richesse relative des pays - et pourquoi pas sur le nombre et le niveau des
sites transfusionnels des pays.
6.
Rapport de la Commission de Contrôle (Cl.Piotton)
Devant
l’absence d’un bilan définitif, la Commission s’est trouvée devant
l’impossibilité de vérifier toutes les opérations (recettes–dépenses-balance)
et ne peut donc donner quitus au Trésorier Général.
Sur
proposition du Président de la FIODS, Cl.Piotton
prendra contact avec M.Labadie
pour obtenir les éléments comptables manquants.
Dans
ces conditions, il ne soumet pas au vote le bilan financier tel que présenté.
7.
Budget prévisionnel
N.MIKKELSEN
officie à la place du Trésorier Général et donne lecture des ajustements
budgétaires à faire sur l’exercice 2002.
J-G.Lorrain
(Québec) envisage d’augmenter la cotisation payée par son association.
Agassoussi
Ch. (Bénin) rappelle la décision prise à Sao Paulo de différer le paiement
des cotisations pour les pays en difficultés financières et ce jusqu’en
1999.
Par
ailleurs, il attire l’attention du Secrétaire Général sur le trop payé de
152,40 EURO pour les exercices 1999, 2000 et 2001. Il demande donc que la FIODS
défalque celui-ci des cotisations dues par le Bénin au titre des cotisations
de l’exercice 2002.
Suspension
de séance de 15h50 à 16h10
Dès
la reprise, le Président Martin Manceneido
Fuertes
annonce que l’Assemblée Générale doit revenir et discuter le point 1.
‘L’Assemblée
Générale veut-elle OUI ou NON la prorogation proposée par le groupe de
travail réuni à Genève et après à Ibiza ?’
Le
vote est fait à main levée. À
l’unanimité, les membres de l’Assemblée votent NON à la prorogation.
Étant
ainsi désavoué, le Président Martin Manceneido
Fuertes
indique que son pays, l’Espagne, se retire des instances dirigeantes de
la FIODS.
8.
Présentation des Délégués Continentaux
Ø
Pasquale Colamartino, pour
le Continent Européen, signale l’importance du temps consacré à la lecture
et aux observations faites sur le projet de Directive européenne qui a mobilisé
la grande majorité des énergies des participants qui se sont rencontrés
à Nabeul, à Rome, à Paris.
Lors
d’une réunion tenue en février, à Genève, il a été également question
du projet de révision des statuts de la FIODS.
Ø
Jen-Guy Lorrain, pour le
Continent Amérique Latine/ Amérique du Nord, porte à la connaissance de
l’Assemblée, le projet de création de Comité de Développement Continental
avec des échanges inter - Continents (Grande Amérique) suivant un plan qui
comptera plusieurs étapes. Dans ce projet, il est prévu notamment de porter
une attention particulière aux Pays d’Amérique latine que l’on a des
difficultés à contacter aujourd’hui.
Ø
Malika Mazzine et Farid Belouafi,
pour le Continent Africain, dans le but de regrouper, à la FIODS, d’autres
pays d’Afrique, proposent de créer des délégations inter-africaines, ce qui
permettrait d’intéresser ces pays à la noble cause que nous représentons et
défendons.(Voir ANNEXE 1)
N.Mikkelsen,
après avoir obtenu l’accord du Continent Africain, propose d’impliquer,
dans cet esprit, le Cameroun et le Burundi.
L’Assemblée
Générale accepte, à l’unanimité, cette proposition.
La
discussion ensuite tourne autour de la révision des Statuts de la FIODS.
Le
Secrétaire Général rappelle la proposition présentée par les délégués
Africain et Européen, que soit constitué un groupe de travail qui devra
travailler sur la rédaction de Statuts simplifiés, dans lesquels seront intégrées
les représentations régionales, une fortification des groupes continentales et
qui devra, par ailleurs, discuter la proposition faite à Nabeul que la langue
arabe deviente langue officielle de la FIODS. Ils avaient, aussi, proposé, que
le Secrétaire Générale actuel pilote ce groupe de travail.
Martin
Manceneido Fuertes
(Espagne) et Aimé Cantin (Suisse)
s’opposent fermement au pilotage de ce groupe de travail par le Secrétaire Général.
Les
Statuts, disent-ils, doivent être rédigés rapidement et en tous cas avant la
prochaine réunion prévue en 2003. L’Assemblée Générale devrait, dans ces
conditions, désigner, avant la fin de cette séance, les participants à ce
groupe de travail.
J.Coll
(France) s’élève contre cette précipitation qui n’est pas de rigueur
lorsqu’il s’agit de réécrire des statuts, affaire importante qui nécessite
de définir, au préalable, une méthode de travail, un échéancier à
respecter pour permettre l’examen, par tous les pays, des propositions
statutaires.
N.MIKKELSEN
précise qu’il n’a aucune envie particulière à piloter ce groupe de
travail.
Martin
Manceneido Fuertes
(Espagne) estime que le groupe de travail doit être formé mais que, dans un
premier temps et afin d’éviter les déplacements qui sont onéreux, on peut
utiliser les moyens techniques modernes à disposition (Télécopie, Mail).
A.Cantin
(Suisse) rappelle que le renouvellement des statuts est nécessaire pour
que la FIODS puisse être reconnue en qualité d’ONG.
Selon
N.Mikkelsen, la FIODS est déjà
reconnue par l’OMS, le Conseil d'Europe et par l'Union Europénne. Mais un
groupement Européen porrait présenter des projets à prendre en considération
par l'Union Européenne, s'il avait un statut spécifiquement Européen,ce qui
aurait pu nous être certainement utile dans le cadre du projet de la Directive
Européenne.
Martin
Manceneido Fuertes
(Espagne) recommande d’être prudent par rapport aux complications que peuvent
introduire les juristes si nous faisions appel à leurs conseils pour l’élaboration
des nouveaux Statuts.
G.
Vanhove (France) signale que la
demande qui avait été faite à Nabeul par la Suisse et l’Afrique consistait
à un simple toilettage des Statuts suivi d’un dépôt dans les règles auprès
des Instances compétentes.
Agassoussi
Charlemagne (Bénin) serait très intéressé par la constitution élargie du
groupe de travail, chaque pays présentant un projet modificatif des Statuts
soumis au groupe de travail qui alors en ferait la synthèse. Après cela, le
groupe retournerait la matière finale aux pays adhérents.
En
tout état de cause, il est décidé que toutes les propositions modificatives des Statuts seraient faites avant le 26
octobre 2002 et envoyés au Secrétaire Général avant cette date.
Le
travail de préparation déjà réalisé par nos amis Suisses sera à diffuser
par courrier electronique à chacun des pays membres, qui aura alors la charge
de faire les observations, modifications et autres propositions utiles et nécessaires.
Dans
le cadre de la politique des jeunes qui consiste, pour la FIODS, à créer une
Commission spécifique en son sein, avec un livre blanc déclinant la politique
qu’envisagent les jeunes:
Pasquale
Colamartino (Italie) annonce
l’abandon du forum qui devrait se tenir à Bormio en 2002, consécutivement à
des difficultés de l’AVIS.
Maria
Térésa Gonzales Rodriguez
rappelle avec force que si les jeunes sont effectivement l’avenir de la FIODS,
ils sont aussi et surtout le présent.
Pasquale
Colamartino (Italie) est tout à
fait d’accord avec cette analyse et souhaite que la modification des Statuts démarre
dès aujourd’hui en intégrant les jeunes dans cette réflexion participative.
9.
Élection du Conseil Exécutif
Au
nom de l’Espagne, Martin Manceneido
Fuertes
proteste énergiquement contre les pratiques et les attitudes de cette Assemblée
Générale. Il indique qu’il ne se présente donc pas à la Présidence.
Dans
ces conditions, l’Espagne se retire de l’exécutif de la FIODS, mais reste
en qualité d’affilié.
Luigi
Carlo Petro (Québec) demande à Martin
Manceneido Fuertes
de ne pas confondre ingratitude avec insatisfaction.
Le
vote a été clair : l’on doit respecter la démocratie.
Agassoussi
Ch. (Bénin) fait part de ses regrets devant la décision prise par l’Espagne
qui prend là, une lourde responsabilité vis à vis des jeunes générations en
quittant la FIODS.
Martin
Manceneido Fuertes
(Espagne) redit sa déconvenue par rapport à l’attitude prise par l’Assemblée
Générale
Ray
Debabrata (Bengali Ouest) tient à
préciser à Martin que
l’attitude de l’Assemblée Générale ne doit pas être prise comme une
insulte. Il adjoint Martin à revenir sur sa décision.
Martin
Manceneido Fuertes
déclare que Pasquale Colamartino est
candidat et étant son ami, il ne se présentera pas contre lui.
Pasquale
Colamartino donne alors lecture de
son programme. (ANNEXE 2)
Ensuite,
le Secrétaire Général présente les candidatures reçues. (ANNEXE 3)
Comme
il n'y a pas concurrence pour un seul poste, il propose que l'Assemblée Générale
approuve cette liste sans vote, utilisant la procédure établie au Mantova en
1999.
Mais
Martin MANCENIO FUERTES souhaite un vote écrit, et pour éviter un débat
prolongé, le vote, sur liste complète, est fait à bulletin secret.
Les
résultats du scrutin sont les suivants :
-
Nombre
de votants
108
-
OUI
83
-
NON
12
-
Abstentions/nuls
13
Points
divers:
Il
n'y avait pas discussion sur les autres points, et l'Assemblée Générale était
terminée.
Jean-Marie Durant , Secrétaire Général adjoint
Niels Mikkelsen, Secrétaire Général de la FIODS