ASSEMBLEE GENERALE DE LA FIODS

 

QUEBEC

  

 

Samedi 25 mai 2002, 13h30

 

 

Le Président Martin Manceneido Fuertes ouvre la séance en présentant les Membres du Comité Exécutif de la tribune :

 

-         Ezzedine, Mikkelsen, Ferrua (le trésorier général étant absent)

 

puis les Délégués Continentaux :

 

-         P.Colamartino, M.Tedesco, F.Belouafi, G. Lorrain, et sollicite la présence, à ses côtés, de L.Petro (Québec)

 

Puis, il demande une minute de silence à la mémoire des donneurs de sang bénévoles qui nous ont malheureusement quittés.

N.Mikkelsen, Secrétaire Général, fait ensuite l’appel des délégations présentes à l’Assemblée Générale, soit 18 pays membres :

 

·        L'Algérie donne pouvoir à la Tunisie

·        L'Argentine donne pouvoir à l’Espagne

·        L'Estonie donne pouvoir au Danemark

·        L'Islande donne pouvoir à la Suisse

·        La Libye donne pouvoir à la Tunisie

·        La Lituanie donne pouvoir au Danemark

·        La Mauritanie donne pouvoir au Maroc

·        Les Pays-Bas donne pouvoir à la Suisse

·        La République Dominicaine donne pouvoir à l’Espagne

 

Soit 9 pays ayant donné effectivement pouvoirs.

 

 

 

 

Ainsi donc, le nombre total des votants s’élève à 27 pays, chacun d’eux ayant droit à 4 voix. (Représentation : Article VI des statuts)

Le quorum étant atteint, l’Assemblée Générale peut donc normalement délibérer.

 

Le président Martin Manceneido Fuertes signale la présence de représentants de la Belgique et de l’Allemagne qui assisteront aux travaux mais ne pourront pas voter car ces deux pays ne sont pas membres de la FIODS.

 

Il donne ensuite lecture des points de l’ordre du jour en précisant qu’il sera d’abord débattu du point 8 (paragraphes B, C, D et E). La majorité des délégués présents refusent l’inversion de l’ordre du jour qui doit être respecté.

 

Le président maintient, envers et contre tous, sa position, prétextant que les propositions faites, d’abord à Genève, ensuite à Ibiza, sur la révision des statuts et sur la prorogation d’une année supplémentaire des Membres du Comité Exécutif, conditionnent la suite et le déroulement de l’ordre du jour.

 

Faisant réponse à la réprobation de plusieurs délégations lui rappelant que les rencontres de Genève et d’Ibiza n’avaient pour but que de faire des propositions, le Président insiste en indiquant que plusieurs pays étaient présents à Genève (Danemark, Malte, Luxembourg, Pays-bas, Suisse, France, Italie) tandis qu’à Ibiza il y avait, en plus de quelques pays européens, le Maroc et la Tunisie.

 

Les statuts actuels datant de 9 ans, il faut les réviser pour les inscrire dans la modernité et le progressisme : les choses changent, les statuts doivent également changer ; les limites d’âges doivent être adaptées ; l’introduction de structures “jeunes” est essentielle à la survie de la FIODS.

Il faut se pencher aussi sur les moyens financiers de la FIODS qui sont faibles : il faut donc un projet d’autonomie financière mais aussi administrative.

Donc, l’année de transition est très importante pour la FIODS car elle permettra d’assurer son avenir.

Le Président indique qu’il n’a aucune ambition personnelle mais qu’il a tout de même la responsabilité d’assurer l’avenir de notre Mouvement International.

 

Pour la France, le Président J.Coll demande l’application stricte des statuts actuels et réfute les arguments avancés par le Président de la FIODS. Il indique que la France ne s’associera pas à la proposition qui est faite.

Les donneurs de sang que nous représentons ont une éthique qu’il faut respecter et faire respecter. Agissons de la même manière pour l’éthique des statuts.

 

Le Président de la FIODS reconnaît à chacun le droit d’avoir un avis différent du sien.

Le Secrétaire Général, N.Mikkelsen, rappelle qu’il a envoyé l’ordre du jour le 21 janvier 2002 après qu’il ait reçu l’approbation unanime de tous les Membres du Comité Exécutif. Il n’y a donc aucune raison de revenir sur l’avis émis par celui-ci.

L’Assemblée Générale doit donc travailler suivant cet ordre du jour.

 

Le Blanc P. (Québec) est tout à fait d’accord avec cette position et demande donc le strict respect de l’ordre du jour proposé par le Conseil Exécutif, instance dirigeante.

 

 

 

 

 

Le Président de la FIODS remercie l’intervenant, mais s’empresse de revenir sur les accords intervenus à Genève puis à Ibiza.

 

Pour N.Mikkelsen, chacun des pays membres présents a été mandaté par ses associations pour faire les interventions nécessaires en fonction de l’ordre du jour qu’elles ont reçu et qu’il faut respecter.

Nous ne sommes donc pas mandaté pour faire n’importe quoi, et nous devons respecter strictement les Statuts. Pour les changer, il faut présenter une proposition formelle - et après, le Secrétaire Général doit convoquer une Assemblée Générale Extraordinaire.

 

Le Président de la FIODS maintient la tenue de l’Assemblée Générale Ordinaire qui est ce qu’elle est, mais nous manquerions de logique si nous refusons de reconnaître et de respecter les accords de Genève et d’Ibiza.

 

Pour le Portugal, D.Guerra Maneta, précise que les statuts de la FIODS n’ont jamais été déposés à Monaco, siège de notre Mouvement. Donc, chacun des pays doit voter en fonction de ses intentions.

 

Agassoussi Ch. (Bénin) rappelle à la sagesse le Président de la FIODS, en lui demandant de respecter l’ordre du jour établi et accepté par les membres du Comité Exécutif.

 

N.MIKKELSEN invite les autres pays à se manifester, afin de connaître leurs intentions.

 

Le Président de la FIODS appelle aussitôt au vote.

 

F.Ferrua (France) déclare solennellement que la France n’acceptera en aucune manière ce passage en force décidé par le seul Président et décidera, le cas échéant, de se mettre en congé de la FIODS.

 

Madame E.Vonsteffens (Suisse) refuse la scission qui mettrait à mal le Don Bénévole et risquerait de favoriser les instigateurs du Don rémunéré.

 

Après la décision initiale du Président de ne pas suivre l’ordre du jour, celui-ci décide de laisser cette question à la réflexion et de passer directement au point 2.

Accord lui est donné par les membres présents.

 

 

2. Rapport d’activités (N.Mikkelsen)

 

Le rapport très complet présenté par le Secrétaire Général est adopté à l’unanimité  des Membres présents.

 

 

3. Rapport moral du Président (M. Manceneido Fuertes)

 

Après lecture de ce rapport, la France indique qu’elle votera contre au motif du maintien du paragraphe V qui inclue la prorogation. Le rapport est adopté, seule la France étant contre.

 

 

 

 

 

4. Rapport financier

 

En l’absence du Trésorier Général, malade, il incombe au Secrétaire Général de donner communication des résultats de l’exercice.

N.MIKKELSEN fait néanmoins remarquer que les chiffres présentés ne prennent pas en compte la totalité des opérations de l’exercice en raison de l’absence, pour cause de maladie, du Trésorier Général qui n’a pu, de ce fait, procéder à l’écriture de celles-ci (régularisation des cotisations).

 

Après la présentation et la lecture des tableaux, le représentant du Québec remarque le non-paiement des cotisations de certains pays et en demande la raison.

N.MIKKELSEN explique le manque de moyens financiers de certains pays que nous nous devons, malgré tout, aider.

 

Il fait également remarquer les paiements intermédiaires faits par des pays qui doivent être relancés par le Trésorier Général, dès que ce dernier ira mieux.

Toutefois, si certains de ces pays présents à cette Assemblée Générale veulent solder leurs cotisations, aujourd’hui, ils peuvent le faire, cela évitera aussi les frais bancaires perçus lors des transactions.

 

Agassoussi C. (Bénin) réclame, une fois encore, les reçus correspondant aux versements effectués, même si ceux-ci sont réalisés par virement. Ces pièces justificatives sont indispensables à la comptabilité du Trésorier.

Par ailleurs, il demande des explications sur le montant élevé des charges de la FIODS. Il estime que seulement 50% des frais de missions, réceptions et déplacements devraient être pris en charge par le budget de la FIODS, les autres 50% restant à la charge du voyageur. 

 

N.MIKKELSEN tient à préciser que ce sont des charges qui sont imputables au Secrétaire Général, mais pour ce qui concerne ses déplacements, ils sont toujours fait au moindre dépense possible. Cependant, les frais inhérents aux travaux de bureau ne sont pas sans incidences sur le budget, de même les traductions qui mobilisent des frais financiers importants.

 

Le Président de la FIODS indique que certains frais de déplacements ne sont pas répercutés sur la FIODS.

 

 

5. Bilan annuel

 

Il est bien évident que le manque de moyens financiers hypothèque le niveau d’interventions qu’une association telle que la FIODS devrait être en capacité de pouvoir faire.

Une des voies à rechercher pourrait être le sponsoring qui, pratiquée dans certains pays, donne d’excellentes rentrées financières.

 

J-G.Lorrain (Québec) suggère de baser, à titre exploratoire, la cotisation sur la richesse relative des pays - et pourquoi pas sur le nombre et le niveau des sites transfusionnels des pays.

 

6. Rapport de la Commission de Contrôle (Cl.Piotton)

 

Devant l’absence d’un bilan définitif, la Commission s’est trouvée devant l’impossibilité de vérifier toutes les opérations (recettes–dépenses-balance) et ne peut donc donner quitus au Trésorier Général.

 

 

Sur proposition du Président de la FIODS, Cl.Piotton prendra contact avec M.Labadie pour obtenir les éléments comptables manquants.

 

Dans ces conditions, il ne soumet pas au vote le bilan financier tel que présenté.

 

 

7. Budget prévisionnel

 

N.MIKKELSEN officie à la place du Trésorier Général et donne lecture des ajustements budgétaires à faire sur l’exercice 2002.

 

J-G.Lorrain (Québec) envisage d’augmenter la cotisation payée par son association.

 

Agassoussi Ch. (Bénin) rappelle la décision prise à Sao Paulo de différer le paiement des cotisations pour les pays en difficultés financières et ce jusqu’en 1999.

Par ailleurs, il attire l’attention du Secrétaire Général sur le trop payé de 152,40 EURO pour les exercices 1999, 2000 et 2001. Il demande donc que la FIODS défalque celui-ci des cotisations dues par le Bénin au titre des cotisations de l’exercice 2002.

 

Suspension de séance de 15h50 à 16h10

 

Dès la reprise, le Président Martin Manceneido Fuertes annonce que l’Assemblée Générale doit revenir et discuter le point 1.

‘L’Assemblée Générale veut-elle OUI ou NON la prorogation proposée par le groupe de travail réuni à Genève et après à Ibiza ?’

 

Le vote est fait à main levée.  À l’unanimité, les membres de l’Assemblée votent NON à la prorogation.

 

Étant ainsi désavoué, le Président Martin Manceneido Fuertes  indique que son pays, l’Espagne, se retire des instances dirigeantes de la FIODS.

 

8. Présentation des Délégués Continentaux

 

Ø      Pasquale Colamartino, pour le Continent Européen, signale l’importance du temps consacré à la lecture et aux observations faites sur le projet de Directive européenne qui a mobilisé la grande majorité des énergies des participants qui se sont rencontrés à Nabeul, à Rome, à Paris.

Lors d’une réunion tenue en février, à Genève, il a été également question du projet de révision des statuts de la FIODS.

 

Ø      Jen-Guy Lorrain, pour le Continent Amérique Latine/ Amérique du Nord, porte à la connaissance de l’Assemblée, le projet de création de Comité de Développement Continental avec des échanges inter - Continents (Grande Amérique) suivant un plan qui comptera plusieurs étapes. Dans ce projet, il est prévu notamment de porter une attention particulière aux Pays d’Amérique latine que l’on a des difficultés à contacter aujourd’hui.

 

Ø      Malika Mazzine et Farid Belouafi, pour le Continent Africain, dans le but de regrouper, à la FIODS, d’autres pays d’Afrique, proposent de créer des délégations inter-africaines, ce qui permettrait d’intéresser ces pays à la noble cause que nous représentons et défendons.(Voir ANNEXE 1)

N.Mikkelsen, après avoir obtenu l’accord du Continent Africain, propose d’impliquer, dans cet esprit, le Cameroun et le Burundi.

 

L’Assemblée Générale accepte, à l’unanimité, cette proposition.

 

La discussion ensuite tourne autour de la révision des Statuts de la FIODS.

 

Le Secrétaire Général rappelle la proposition présentée par les délégués Africain et Européen, que soit constitué un groupe de travail qui devra travailler sur la rédaction de Statuts simplifiés, dans lesquels seront intégrées les représentations régionales, une fortification des groupes continentales et qui devra, par ailleurs, discuter la proposition faite à Nabeul que la langue arabe deviente langue officielle de la FIODS. Ils avaient, aussi, proposé, que le Secrétaire Générale actuel pilote ce groupe de travail. 

 

Martin Manceneido Fuertes (Espagne) et Aimé Cantin (Suisse) s’opposent fermement au pilotage de ce groupe de travail par le Secrétaire Général.

Les Statuts, disent-ils, doivent être rédigés rapidement et en tous cas avant la prochaine réunion prévue en 2003. L’Assemblée Générale devrait, dans ces conditions, désigner, avant la fin de cette séance, les participants à ce groupe de travail.

 

J.Coll (France) s’élève contre cette précipitation qui n’est pas de rigueur lorsqu’il s’agit de réécrire des statuts, affaire importante qui nécessite de définir, au préalable, une méthode de travail, un échéancier à respecter pour permettre l’examen, par tous les pays, des propositions statutaires.

 

N.MIKKELSEN précise qu’il n’a aucune envie particulière à piloter ce groupe de travail.

 

Martin Manceneido Fuertes (Espagne) estime que le groupe de travail doit être formé mais que, dans un premier temps et afin d’éviter les déplacements qui sont onéreux, on peut utiliser les moyens techniques modernes à disposition (Télécopie, Mail).  

 

A.Cantin (Suisse) rappelle que le renouvellement des statuts est nécessaire pour que la FIODS puisse être reconnue en qualité d’ONG.

 

Selon  N.Mikkelsen, la FIODS est déjà reconnue par l’OMS, le Conseil d'Europe et par l'Union Europénne. Mais un groupement Européen porrait présenter des projets à prendre en considération par l'Union Européenne, s'il avait un statut spécifiquement Européen,ce qui aurait pu nous être certainement utile dans le cadre du projet de la Directive Européenne. 

 

Martin Manceneido Fuertes (Espagne) recommande d’être prudent par rapport aux complications que peuvent introduire les juristes si nous faisions appel à leurs conseils pour l’élaboration des nouveaux Statuts.

 

G. Vanhove (France) signale que la demande qui avait été faite à Nabeul par la Suisse et l’Afrique consistait à un simple toilettage des Statuts suivi d’un dépôt dans les règles auprès des Instances compétentes.

 

Agassoussi Charlemagne (Bénin) serait très intéressé par la constitution élargie du groupe de travail, chaque pays présentant un projet modificatif des Statuts soumis au groupe de travail qui alors en ferait la synthèse. Après cela, le groupe retournerait la matière finale aux pays adhérents.

 

En tout état de cause, il est décidé que toutes les propositions modificatives des Statuts seraient faites avant le 26 octobre 2002 et envoyés au Secrétaire Général avant cette date.

 

 

 

Le travail de préparation déjà réalisé par nos amis Suisses sera à diffuser par courrier electronique à chacun des pays membres, qui aura alors la charge de faire les observations, modifications et autres propositions utiles et nécessaires.

 

Dans le cadre de la politique des jeunes qui consiste, pour la FIODS, à créer une Commission spécifique en son sein, avec un livre blanc déclinant la politique qu’envisagent les jeunes:

 

Pasquale Colamartino (Italie) annonce l’abandon du forum qui devrait se tenir à Bormio en 2002, consécutivement à des difficultés de l’AVIS.

 

Maria Térésa Gonzales Rodriguez rappelle avec force que si les jeunes sont effectivement l’avenir de la FIODS, ils sont aussi et surtout le présent.

 

Pasquale Colamartino (Italie) est tout à fait d’accord avec cette analyse et souhaite que la modification des Statuts démarre dès aujourd’hui en intégrant les jeunes dans cette réflexion participative.

 

9. Élection du Conseil Exécutif

 

Au nom de l’Espagne, Martin Manceneido Fuertes proteste énergiquement contre les pratiques et les attitudes de cette Assemblée Générale. Il indique qu’il ne se présente donc pas à la Présidence.

Dans ces conditions, l’Espagne se retire de l’exécutif de la FIODS, mais reste en qualité d’affilié.

 

Luigi Carlo Petro (Québec) demande à Martin Manceneido Fuertes de ne pas confondre ingratitude avec insatisfaction.

Le vote a été clair : l’on doit respecter la démocratie.

 

Agassoussi Ch. (Bénin) fait part de ses regrets devant la décision prise par l’Espagne qui prend là, une lourde responsabilité vis à vis des jeunes générations en quittant la FIODS.

 

Martin Manceneido Fuertes (Espagne) redit sa déconvenue par rapport à l’attitude prise par l’Assemblée Générale 

 

Ray Debabrata (Bengali Ouest) tient à préciser à Martin que l’attitude de l’Assemblée Générale ne doit pas être prise comme une insulte. Il adjoint Martin à revenir sur sa décision.

 

Martin Manceneido Fuertes déclare que Pasquale Colamartino est candidat et étant son ami, il ne se présentera pas contre lui.

 

Pasquale Colamartino donne alors lecture de son programme. (ANNEXE 2)

 

Ensuite, le Secrétaire Général présente les candidatures reçues. (ANNEXE 3)

Comme il n'y a pas concurrence pour un seul poste, il propose que l'Assemblée Générale approuve cette liste sans vote, utilisant la procédure établie au Mantova en 1999.

 

Mais Martin MANCENIO FUERTES souhaite un vote écrit, et pour éviter un débat prolongé, le vote, sur liste complète, est fait à bulletin secret.

 

 

Les résultats du scrutin sont les suivants :

 

-         Nombre de votants           108

-         OUI                        83

-         NON                       12

-         Abstentions/nuls          13

 

Points divers:

 

Il n'y avait pas discussion sur les autres points, et l'Assemblée Générale était terminée.

 

 

 

 

 

Jean-Marie Durant , Secrétaire Général adjoint

Niels Mikkelsen, Secrétaire Général de la FIODS