Dossier de presse

Juin 2007

14 juin 2007

A l’occasion de la Journée mondiale du don de sang, l’Etablissement Français du Sang se mobilise et lance une campagne de communication nationale.

Contacts Presse

. Stéphanie Kanoui T.01 41 23 41 82 / Courriel : kanouis@clm.bbdo.fr

. Angélique d’Esteve T. 01 41 23 42 60 / Courriel : destevea@clm.bbdo.fr

 

Sommaire

I- Une campagne de sensibilisation nationale à l’occasion de la Journée mondiale du don de sang

14 juin : une journée internationale pour sensibiliser les populations aux enjeux du don de sang

Une campagne originale qui replace naturellement le don de sang dans le quotidien des Français

« Du temps pour la vie », une exposition de photos d’art organisée simultanément dans toute la France

Un dispositif média fort pour relayer l’événement et susciter l’intérêt du plus grand nombre

II- Don de sang en France : des besoins plus réguliers

Des besoins en augmentation constante et des prélèvements qui n’augmentent pas suffisamment

L’enjeu de demain : encourager les donneurs à renouveler plus régulièrement leur geste

Donner son sang : partout en France, c’est simple et rapide !

Annexes

Donner son sang : 10 idées reçues à combattre

« Du temps pour la vie » : la carte des lieux d’exposition

 

I. Une campagne de sensibilisation nationale à l’occasion de la Journée mondiale

du don de sang

Initiée en 2004 par l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé), la Journée mondiale du don de

sang a pour vocation de sensibiliser le grand public à la problématique du don de sang dans le

monde. A cette occasion, l’Etablissement Français du Sang lance une campagne de

communication nationale pour sensibiliser le grand public à l’importance du don de sang et

l’encourager à effectuer de manière plus régulière cet acte généreux. Au programme de cette

journée du 14 juin : une exposition de photographies organisée dans une vingtaine de villes de

France métropolitaine, ainsi qu’en Guadeloupe, à la Martinique et à la Réunion.

14 juin : une journée internationale pour sensibiliser les populations aux enjeux du don de sang

En 2004, pour faire face à la problématique croissante du don de sang volontaire à l’échelle planétaire, l’OMS instaure une Journée mondiale du sang, le 14 juin.

Depuis 2 ans, cette journée a pour objectif d’inciter le grand public à faire des choix responsables et à donner son sang plus régulièrement.

Aujourd’hui encore, la probabilité d’être transfusé sans risque varie énormément d’un pays à l’autre et dépend dans une large mesure de l’existence d’un programme de don de sang satisfaisant et sûr.

L’absence de système coordonné et transparent permettant de recruter davantage de donneurs de sang volontaires fait notamment des ravages dans les pays en voie de développement. Ainsi chaque année en Afrique, six millions de recherches d’infections qui devraient être pratiqués pour sécuriser le sang ne sont pas effectués.

Quelques chiffres qui témoignent de l’ampleur du problème :

Dans le monde, huit personnes sur dix n’ont pas accès à la sécurité transfusionnelle.

Plus de 80 millions d’unités de sang sont collectés chaque année, mais 39% le sont dans les pays en développement alors qu’ils représentent 82% de la population mondiale.

Le nombre de dons pour 1000 habitants est environ 15 fois plus élevé dans les pays à haut revenu que dans les pays à faible revenu.

Moins de 30% des pays ont mis en place un service de transfusion sanguine bien organisé.

Si la Journée mondiale du don de sang tient à rendre un hommage aux donneurs de sang volontaires pour la contribution inestimable qu’ils apportent à leur communauté, elle entend plus fondamentalement interpeller et sensibiliser les différents gouvernements afin qu’ils mettent en place de véritables stratégies de sécurisation des dons de sang.

Pourquoi le 14 juin ?

Choisie par le Conseil exécutif de l’OMS, la date du 14 juin marque l’anniversaire de Karl Landsteiner, qui en 1930 reçut le Prix Nobel de Médecine pour avoir mis en évidence les groupes sanguins chez l’Homme.

L’OMS a adopté en 2007 l’objectif de 100% de dons de sang volontaires non rémunérés.

 

Une campagne originale qui replace naturellement le don de sang dans le quotidien des Français

Seuls 4% des Français en âge de donner leur sang effectuent chaque année ce geste citoyen qui permet de sauver des vies. Peur de la piqûre, idées reçues sur le don et son déroulement, manque d’informations sur les lieux de collecte… les freins au don de sang restent nombreux alors que les besoins sont en constante augmentation.

La campagne lancée cette année par l’Etablissement Français du Sang, opérateur unique des activités de transfusion sanguine en France, a choisi de s’ancrer dans le concret et privilégie trois grands axes pour sensibiliser le grand public :

Le temps du don : donner son sang prend peu de temps en comparaison du temps passé chaque année à faire des gestes du quotidien.

La quotidienneté et la simplicité du geste : donner son sang doit être apparenté à un geste simple et quotidien comme les autres.

La solidarité du geste : le don de sang est un acte solidaire et généreux qui créé entre les donneurs, les receveurs et les amis ou les parents de ceux-ci un véritable « lien ».

« Du temps pour la vie », une exposition de photos d’arts organisée simultanément dans toute la France

Empreints de réalisme, les 20 clichés de l’exposition « Du temps pour la Vie » mettent en scène des personnages dans des actions banales de la vie quotidienne.

Chaque image est un instantané dans la vie d’une personne, qui effectue un geste banal du quotidien : chercher ses clés, faire ses courses, choisir sa tenue devant un miroir, et, entre autres, incidemment, donner son sang ou en recevoir.

Conçue par l’agence TroisTemps et réalisée par Rémi Bernard, cette succession de tranches de vie forme une véritable petite histoire dans laquelle les protagonistes se croisent, se confrontent à un moment donné au don de sang et se

« reconnaissent » par cet acte solidaire qui les lie.

Organisée simultanément dans les régions françaises et les DOM, l’exposition s’accompagne de la projection d’un film d’une dizaine de minutes qui approfondit les situations et les personnages du roman-photo, permettant ainsi au public de s’identifier totalement à ces scènes de vie.

« Du temps pour la vie », un hymne aux petites choses invisibles qui relient, à la manière d’un roman-photo, les êtres entre eux.

Remi Bernard, maître d’oeuvre de l’exposition et du film « Du temps pour la vie »

Né en 1955 à Montpellier, Remi Bernard vie et travaille à Paris. Diplômé de l’Ecole Supérieure d’Arts Graphiques (Penninghen), il est photographe, cinéaste et designer graphiste indépendant. Régulièrement exposé à Paris, il enseigne le graphisme et l’art du story-board dans des écoles de cinéma. Le 7ème art est l’une de ses passions. L’un de ses premiers courtsmétrages,

Le goût du fer, a d’ailleurs été sélectionné au Festival de Cannes en 1993.

C’est une série de clichés en noir et blanc, instantanés pris sur le vif qui a séduit l’EFS. Ses photos de la campagne du 14 juin sont donc réalisées dans le même esprit mais en couleur. Sa sensibilité a fait le reste ! Avec humour et douceur, il capte les petits gestes du quotidien, les pensées fugaces, les rencontres éphémères et le temps qui passe.

Par cet évènement unique et fédérateur faisant écho à la réalité quotidienne des besoins en sang, l’EFS souhaite lever les freins encore existants et faire du don de sang un geste quotidien parmi d’autres, simple, rapide, ordinaire, à la portée de tous. L’exposition photo met ainsi l’accent sur le fait que cet acte ne doit pas être perçu ou vécu comme une action exceptionnelle, exagérément pénible ou au contraire héroïque.

Servie par une signature forte « Donnez, Redonnez », la campagne intègre par ailleurs une dimension inédite et essentielle à la communication de l’EFS : la récurrence nécessaire du don.

Un dispositif media pour relayer l’évènement et susciter l’intérêt du plus grand nombre

Pour susciter l’intérêt du grand public et l’inciter à venir découvrir l’exposition, l’EFS prévoit :

o En amont de l’évènement, une campagne d’affichage « teasing » composée de 4 photographies de l’exposition mises en valeur par des signatures impactantes et pragmatiques présentant le don de sang comme une activité totalement ancrée dans notre quotidien.

o Un spot radio de 30 secondes reprenant la thématique de l’exposition et de la campagne de communication est par ailleurs prévu sur les radios locales et nationales partenaires de l’évènement.

o 100 000 flyers distribués reprenant les affiches et annonçant les différentes expositions.

o Un journal d’information sur le don de sang et les évènements du 14 juin distribué à plus de 500 000 exemplaires.

o Enfin, 10 000 cartes cadeaux seront remises aux donneurs du 14 juin.

 

II. Don de sang en France : des besoins plus réguliers

Sur les cinq dernières années, les besoins en produits sanguins ont augmenté de 10%. Il faut donc aujourd’hui plus de 2,5 millions de dons de sang par an pour répondre aux besoins de 500 000 malades. En 2007, l’objectif de l’EFS est de mobiliser 200 000 donneurs supplémentaires pour faire face aux besoins, soit 800 donneurs de plus chaque jour. Pour prendre toute la mesure de ce défi, il faut rappeler que si 50% des Français de 18 à 65 ans ont un jour donné leur sang, seuls 4% d’entre eux font chaque année ce geste indispensable pour des milliers de malades.

Convaincre de nouveaux donneurs de passer à l’acte et fidéliser ceux qui sont déjà venus pour qu’ils donnent au moins deux fois par an (au lieu de 1,6 actuellement) tels sont les enjeux majeurs que l’EFS entend privilégier dans les années à venir.

Des besoins en augmentation constante et des prélèvements qui n’augmentent pas suffisamment

Après une longue période de diminution des besoins en produits sanguins labiles, la situation s’est inversée depuis 2003.

A partir de cette date, les besoins ont évolué de manière constante sur un rythme de 2 à 3% par an, soit une augmentation de près de 10%.

Plusieurs facteurs expliquent cette augmentation des besoins en produits sanguins : l’allongement de l’espérance de vie entraîne une augmentation du nombre de malades nécessitant l’utilisation d’une thérapeutique transfusionnelle. De même, les progrès de la médecine permettent le traitement de patients par chimiothérapie lourde pour leucémie et/ou cancer à des âges de plus en plus avancés.

Parallèlement, les prélèvements de sang tout comme le nombre de donneurs ont tendance à se stabiliser et le niveau global des stocks se réduit en cas de difficulté. Quand la demande se fait plus forte et que les dons n’augmentent pas suffisamment, voire diminuent, le stock de produits sanguins, habituellement de 10 jours, passe à 7, parfois à 5 en cas de très forte tension.

L’enjeu de demain : encourager les donneurs à renouveler plus régulièrement leur geste

50 % des Français ont un jour donné leur sang mais peu d’entre eux renouvellent chaque année ce geste citoyen. Bien souvent unique vers 18-19 ans, le nombre moyen de dons augmente avec l’âge pour les hommes comme pour les femmes.

Les nouveaux donneurs, c’est-à-dire ceux ou celles qui se présentent pour la première fois au don de sang et qui sont prélevés dans un établissement ou dans une collecte mobile, sont majoritairement des femmes et des jeunes.

Si les femmes et les jeunes restent mobilisés (en 2006, 54,9 % des nouveaux donneurs sont des femmes et 67,2 % sont des jeunes entre 18 et 29 ans), le volume des dons de sang annuel évolue peu (autour de 1,6).

Chaque année, l’EFS recueille environ 2,2 millions de dons de sang, 240 000 dons de plasma, 175 000 dons de plaquettes.

Des dons qui ne suffisent plus pour combler les besoins.

Le nombre de poches de sang collectées en France a été divisé par 2 en 20 ans.

Chaque année en France, environ 1 500 000 personnes donnent leur sang.

Au total, en 2007, on estime qu’il est nécessaire de mobiliser 200 000 donneurs supplémentaires pour faire face aux besoins, soit 800 donneurs de plus chaque jour.

Donner son sang : partout en France, c’est simple et rapide !

Les différentes étapes du don

Quel que soit le lieu de la collecte (collecte mobile ou site fixe), le don de sang se déroule en quatre étapes selon l’arrêté de l’Afssaps du 6 novembre 2006 qui définit les bonnes pratiques transfusionnelles :

L’inscription administrative

Cette première étape permet de recueillir les renseignements nécessaires pour constituer le dossier du donneur. Celui-ci doit se munir d’un document mentionnant son identité.

L’entretien médical

Confidentiel et couvert par le secret médical, l’entretien médical préalable constitue une des étapes capitales du processus de don de sang (ou de la sécurité transfusionnelle).

Donner son sang ne présente aucun risque si le donneur est reconnu apte au don. Par ses questions, le médecin cherche ainsi à déceler tous les éléments qui pourraient compromettre la santé du donneur (par exemple l’hypertension artérielle) et celle du receveur (risques de transmission d’une maladie infectieuse).

Ne pas mentionner une information sur son état de santé, son mode de vie ou ses pratiques sexuelles revient immanquablement à risquer de mettre en péril sa santé mais aussi et surtout la santé du malade qui recevra le sang.

Le prélèvement

À l’issue de l’entretien préalable avec le médecin, le donneur, déclaré apte au don, passe dans la salle de prélèvements où il est pris en charge par le personnel infirmier.

Celui-ci prélève quelques tubes échantillons sur lesquels seront effectués des analyses  et des tests de dépistage. Il procède ensuite au prélèvement de sang lui-même (entre 400 et 450 ml).

Le temps du repos et de la collation

Après le don, le donneur reste sous l'oeil vigilant des infirmières. Une collation lui est offerte avant de quitter le lieu de collecte.

Il convient de respecter un délai de 8 semaines entre chaque don de sang total.

Le saviez-vous ?

Les soins dentaires entraînent parfois un passage de microbes dans le sang et nécessitent un délai d’attente de 3 à 10

jours.

L’acte de don de sang dure en moyenne 10 minutes.

Qui peut donner son sang ?

Toutes les personnes âgées de 18 à 65 ans peuvent donner leur sang. Il suffit d’être en bonne santé et de ne pas avoir été dans une situation considérée comme à risques (voyages dans certains pays étrangers, rapports sexuels non protégés avec un partenaire occasionnel…) dans les mois précédant le don. Les soins dentaires et la prise de certains médicaments peuvent entraîner une contre-indication temporaire au don de sang.

Le don de sang s’effectue exclusivement dans des sites fixes de l’Etablissement Français du Sang ou lors de collectes mobiles organisées dans les entreprises, les communes, les administrations et les universités de toutes les régions.

www.dondusang.net, le site incontournable des donneurs

Le site de l’Etablissement Français du Sang recense tous les sites de collecte fixe dans la rubrique « où donner ? » mais également les collectes mobiles organisées dans chaque département en France. Pour chacune, des renseignements précis (dates, lieu, horaires, coordonnées téléphoniques) sont mis à la disposition des internautes.

Le site délivre également de nombreuses informations sur le don de sang, son utilité, et le déroulement d’un prélèvement.

Un 1er don de sang ne peut se faire après 60 ans.

 

Annexes

Donner son sang : 10 idées reçues à combattre

1- Donner mon sang me prendrait trop de temps, je suis trop occupé(e).

Faux, l’acte lui-même ne dure que 8 à 10 minutes. Si l’on ajoute le temps de l’entretien préalable avec le médecin, et le temps de repos qui suit le prélèvement, le don de sang total prend de l’arrivée au départ entre 30 et 45 minutes.

2- La piqûre est un acte douloureux. Cela m’effraie !

Plutôt Faux, personne n'aime les piqûres mais l’origine de la peur est le plus souvent irrationnelle. Il suffit de détourner son attention pendant l’acte, par exemple, en conversant avec l’infirmier(e) qui vous prend en charge et surtout ne pas regarder…

3- Je cours un risque pour ma santé, la sécurité de ce type d’acte n’est pas garantie.

Faux, le matériel de prélèvement utilisé (aiguille, tubes, poches) est stérile et à usage unique. Donner son sang ne présente absolument aucun risque.

4- Je n’ai pas d’endroit à proximité de chez moi pour donner mon sang.

Faux, l’Etablissement Français du Sang propose 173 sites fixes de collecte répartis sur l’ensemble du territoire français ; 39 000 collectes mobiles ont également lieu chaque année. Il suffit de se renseigner sur le site www.dondusang.net ou par téléphone au 0 810 150 150.

5- On est fatigué après avoir donné son sang.

Faux, chez une personne en bonne santé, cela n'entraîne aucun inconvénient. Après avoir donné son sang, l’organisme est capable de reconstituer le stock de cellules sanguines.

Le plasma et les plaquettes se régénèrent en quelques heures.

Pour les globules rouges, il faut plusieurs jours (une quinzaine généralement) car la moelle osseuse

libère les globules rouges progressivement à partir de « cellules précurseurs » mais cela n’entraine pas

de fatigue.

6- J’ai déjà donné cette année. J’attends l’année prochaine avant de redonner mon sang, sinon

ma santé court un risque !

Faux, il n'y a aucun inconvénient à donner plus d’une fois par an et pendant de très longues années.De nombreux donneurs de sang bénévoles ont donné pendant plus de 40 ans sans aucun effet pour leur santé.

7- Je donnerai mon sang si l’un de mes proches en a besoin.

Faux, pour des raisons éthiques et médicales, le don dirigé est interdit en France. L'anonymat est un principe fondamental du don du sang, le donneur ne connaît pas le malade qui recevra son sang et vice-versa.

8- Il y a suffisamment de donneurs en France ; je ne donnerai qu’en cas de pénurie ou d’alerte !

Faux, l’Etablissement Français du Sang est en permanence en quête de dons supplémentaires. Pour répondre aux besoins, en 2007, l’EFS estime qu’il faudrait 4 000 dons supplémentaires chaque semaine !

9- Il faudrait que je puisse m’absenter de mon bureau pour cela. Ce n’est pas évident !

Faux, il est tout à fait possible de demander l’autorisation de s’absenter à son employeur pendant les heures de travail puis fournir un justificatif de votre don de sang.

10- J’ai été refusé(e) au don du sang, cela veut dire que je ne peux pas y retourner.

Plutôt faux, car si certaines causes d’exclusion du don sont définitives, la plupart sont temporaires !

Les donneurs volontaires concernés par une exclusion temporaire peuvent se renseigner auprès du site le plus proche de leur domicile pour savoir à quel moment ils pourront donner à nouveau.

« Du temps pour la vie » : la carte des lieux d’exposition